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Le JRS, Retraite en ligne: Jour 19— Une advocacy de compassion
vendredi, novembre 19, 2010


« Il se pourrait que nous ayons à prier dans la foi, car nous pourrions ne rien ressentir du tout. »

Aujourd’hui, au début de votre prière, rappelez-vous que vous êtes en présence du Dieu Saint. Ayez conscience que Dieu vous voit en tout temps et en tout lieux, et qu’il pose sur vous un regard aimant et puissant. Demandez à Dieu ce que vous voulez.

Aujourd’hui demandez à Dieu de vous donner la force de vous remettre au Mystère qui vous entoure, dans la certitude que l’univers se trouve dans les mains de Dieu. Demandez à Dieu qu’il augmente en vous la foi en son amour inconditionnel et en sa bonté qui peut surmonter toutes vos peurs et accomplir tous vos désirs.



Reflections for Prayer

Rome, le 19 novembre 2010 – Un soir de mars de l’année 2006, j’étais en train de prier en silence dans l’une des églises du camp de Kakuma (Kenya) où je travaillais. Une jeune réfugiée soudanaise est venue s’asseoir à côté de moi. Nous avons passé un bon moment, goûtant le silence ensemble. Seuls quelques rayons de soleil traversaient le toit de chaume. Ce fut le début d’une amitié avec Christine.

Une fois je lui ai demandé : « Imagine un instant que les gens qui travaillent avec les réfugiés t’écoutent. Qu’aimerais-tu leur dire sur ton expérience ? Sa réponse continue à être une source d’inspiration : « La vie des réfugiés n’est pas aisée. Ce que j’aimerais leur dire c’est qu’ils doivent être patients et écouter ce que nous avons à leur dire. De nombreux réfugiés pensent que leurs besoins et leurs points de vue ne sont pas pris en considération. Les femmes sont tout particulièrement inquiètes et frustrées. Le monde doit prendre en compte tous les aspects des droits des femmes et les aider à résoudre leurs problèmes. »

Christine nous demande de l’écouter et de prendre sa vie au sérieux. Ces deux points tout simples représentent la base de tout travail sérieux en faveur de l’advocacy. Ils nous concernent tous au JRS, car d’une manière ou d’une autre nous sommes tous engagés dans le travail d’advocacy.

Au cours de la Troisième Semaine de retraite, nous avons le désir d’être avec Jésus souffrant afin que nous puissions à notre tour souffrir avec ceux qui sont dans le besoin. Selon la suggestion de Christine, nous sommes invités à écouter Jésus alors qu’il se rend à Jérusalem et à prendre au sérieux les souffrances qu’il a endurées pour nous. En contemplant et en méditant la Passion de Jésus, nous avons à demander la grâce de sa propre compassion, ce qui signifie littéralement souffrir avec. Ceci consiste à revivre ce que Jésus lui-même a vécu afin de grandir en compassion pour les personnes crucifiées de notre monde. Saint Ignace savait que les souffrances du Christ pouvaient toucher notre cœur. Il nous demande de considérer comment la nature divine se cache, c'est-à-dire, comment le Christ, en tant que Dieu, ne tue pas ses ennemis, mais accepte de souffrir dans sa nature humaine sacrée.

Aujourd’hui nous marchons avec Jésus et ses apôtres vers Jérusalem. Marchons avec Christine et avec tous les réfugiés que nous accompagnons dans leurs souffrances, en demandant au Seigneur de faire grandir en nous la compassion.

Amaya Valcarcel
Responsable de l’Advocacy au sein du JRS International
Rome, Italie

Parlez à Dieu comme un ami parle à son ami.

Parlez-Lui de votre réponse, de vos besoins propres et de vos désirs les plus profonds.

Terminez votre prière avec le Notre Père, la prière que Jésus a enseignée à ses disciples.


Suggested Reading for Prayer
Matthieu 26,6-13

Comme Jésus se trouvait à Béthanie, chez Simon le lépreux, une femme s'approcha de lui, avec un flacon d'albâtre contenant un parfum très précieux, et elle le versa sur sa tête, tandis qu'il était à table. A cette vue les disciples furent indignés : « A quoi bon ce gaspillage? » dirent-ils; cela pouvait être vendu bien cher et donné à des pauvres. Jésus s'en aperçut et leur dit : «  Pourquoi tracassez-vous cette femme ? C'est vraiment une bonne œuvre qu'elle a accomplie pour moi. Les pauvres, en effet, vous les aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m'aurez pas toujours. Si elle a répandu ce parfum sur mon corps, c'est pour m'ensevelir qu'elle l'a fait. En vérité je vous le dis, partout où sera proclamé cet Évangile, dans le monde entier, on redira aussi, à sa mémoire, ce qu'elle vient de faire. »